Open/Close Menu L'excellence en Correction et Optimisation du NeuroDynamisme Vertébral

Mon mentor nous rappelle régulièrement que quand on souffre, la plupart du temps, c’est parce qu’on essaie d’éviter la souffrance.

En entendant cela la première fois, j’ai tout de suite dit “wow” et inscrit la citation dans mon cahier de notes… Mais sans jamais y réfléchir ou intégrer davantage la leçon. Ça sonnait tellement bien…

Avec les années, j’y ai réfléchi et c’est une leçon pleine de sagesse…

Quand je souffre, qu’est-ce que je fais la plupart du temps ? Je me tape sur la tête de souffrir. Je me critique, je me flagelle. Je me dis que je ne devrais pas être aussi faible et que je devrais me sortir de là.

Je me dis que ça devrait être déjà fini.
Je me dis que ça dure depuis assez longtemps.
Je me dis que je n’aurais pas dû me rendre là si j’étais plus intelligent, sage, fort, etc.
Je me dis que je devrais être de retour plein d’énergie et de bonne humeur.
Je me dis que je suis meilleur que ça. Plus tough que ça. Plus grand que ça… N’importe quoi sauf ça.

Et…………. Je souffre.

Tout ce dialogue intérieur met la souffrance en prison. Je construis des murs autour. Je ne la ressens pas vraiment. Et c’est la raison principale pour laquelle elle reste ce qui semble être si longtemps.

Enivré par mes pensées, je ne ressens pas et me déconnecte de la réalité. De la sagesse de mon corps.

Parce que je suis fait fort. Je suis capable de me motiver de continuer à avancer. Peu importe, j’ai des choses à faire. Des gens à m’occuper. J’ai juste à ravaler et regarder par en-avant.

Mais ce que j’ai appris, c’est que la détermination est une qualité merveilleuse que je veux continuer de pratiquer longtemps. Par contre, ce n’est pas la pratique la plus puissante. La motivation c’est bien. Il y a mieux.

Le plus puissant antidote à la souffrance, c’est la douceur.

Oui, la douceur ! Pas la force, la motivation, l’auto-flagellation de continuer plus longtemps, plus fort, plus haut. La douceur.

La douceur de prendre le temps de me sentir. D’accepter ma détresse, ma tristesse, ma colère, mon désarroi. La douceur de pleinement me ressentir dans mon humanité.

Un moment donné, aussi fort soit-on, nous avons tous besoin d’être doux avec soi-même.

Quand vous vous tapez sur la tête d’être encore en douleur, de souffir parce que vous avez fait quelque chose que vous vous étiez juré de ne pas recommencer… Être doux avec vous-même est une des choses les plus puissantes à faire.

Juste vous dire: “C’est poche. C’est vraiment poche. C’est terrible.“ Ressentir pleinement votre impuissance. Vous dire exactement ce que vous aimeriez qu’un ami ou un amoureux vous dise dans le moment: “tu souffres, je le sais, et je suis avec toi, je t’aime.”

Se donner de la douceur quand on souffre, quand on a besoin de force, de courage, de motivation, d’endurance et de détermination… C’est un geste extraordinaire. Parce que ça crée quelque chose de contre-intuitif.

On ne devient pas plus mou. On ne devient pas une montagne de larmes sans fin. Le précipice qui nous faisait si peur n’est pas si profond finalement.

Au contraire.

Quand on est doux avec soi-même et qu’on se laisse sentir notre souffrance, quelques secondes plus tard, on sent une force immense revenir. Notre coeur respire. Notre corps redevient entier. Tout redevient possible. On ne souffre plus. Notre puissance est de retour, sans effort. Tout en souplesse.

Soyez doux avec vous !

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